INDEPENDANCE DAY

[ Accueil ] [ L'affiche ]   [ Le communiqué de presse ] [ Le programme ] [ Photos ] [ Module dépendance NEW ]



Rendez-vous sur le site de la journée 2009 : www.independanceday.ch





Lors de la journée 2008, les éléments suivants étaient d'actualité :

Les Intervenants :
Feuz Nicolas – juge d’instruction Neuchâtelois
Guéniat Olivier – Chef de la police de sûreté
Tondin Jean-Charles - Chef de la brigade des stupéfiants
Jobin Pierre - médecin du sport
Pimentel Alexis - Ex pro de Union Neuchâtel Basket – actuellement incarcéré pour trafique de stupéfiants



Vous pouvez télécharger l'affiche, le communiqué de presse & le programme en cliquant sur les liens ci-dessus.

"L'independance Day" c'est avant tout l'opportunité pour les juniors de Bas-Lac et d'Union Neuchâtel de faire connaissance, entre eux déjà et d'obtenir toutes les informations nécessaires concernant les dépendances comme la drogue, le tabac, l'alcool et les jeux.

Certains diront que cela ne les intéresse pas, d'autres seront curieux d'apprendre plein de choses, mais une chose est sur : Cela concerne tout le monde !

Aujourd'hui, il n'est plus possible de dire que ses dépendances n'ont jamais fait parler d'elles dans la vie d'un jeune.

A l'école, en sortie et parfois malheureusement même au sport, le tabac, l'alcool, les jeux et les stupéfiants ont fait leur apparition.

Le Groupement Bas-Lac et Union Neuchâtel défend depuis longtemps la conception qu'un sport sain ne peut être pratiqué que par des gens qui parviennent à s'abstenir totalement de ces dépendances.

La pratique n'est toutefois pas toujours aussi évidente que cela et les influences que certains jeunes peuvent avoir font qu'un certain nombre ne parviennent pas à resister à la tentation.

Nous pensons qu'il est aussi de notre rôle de club de sport d'apporter notre contribution à ce grand travail de prévention. Nous voulons ainsi simplement permettre à nos jeunes d'obtenir une information correcte, ciblée et préparée par des professionnels qui travaillent là dedans depuis des années.

Un jeune sportif d'élite, qui avait tout pour réussir une carrière de pro, viendra aussi témoigner de sa galère, des moments tout d'abord euphoriques qu'il a traversé avant de vivre l'enfer et de voir son rêve d'être sportif pro s'envoler à cause de ces dépendances.

Nous voulons aussi permettre à nos jeunes de s'exprimer librement, raison pour laquelle nous voulons que nos entraineurs seuls encadrent leurs juniors lors de cette journée et qu'aucun junior n'ai honte ou peur de poser SES questions.

Le Président des Juges d'instruction neuchâtelois, Nicolas Feuz, qui s'occupe de la plus grande partie des affaires de stupéfiants du canton, viendra nous parler de son activité et des connaissances qu'il a pu acquérir au fil des nombreuses affaires qu'il a du traiter.

Que ce soient les affaires d'amphétamines thaï, de cocaïne, d'héroine, d'ecstasy ou de tout autre substance propre à créer des dépendences, Nicolas Feuz saura apporter des informations qui ne pourront que servir chaque junior à sa formation personnelle.

Le chef de la police judiciaire, Olivier Guéniat, pourra venir nous expliquer comment travaillent ses inspecteurs sur le terrain, nous décrire la réalité des choses, témoigner des contacts directs qu'il a eu avec des consommateurs de stupéfiants et apporter un éclairage "terrain" à toutes les informations que le juge d'instruction aura pu apporter de son côté.

Il sera accompagné par le chef de la brigage des stupéfiants, Jean-Charles Tondin, qui se charge jour après jour d'affaires de stupéfiants et qui connaît donc le domaine de manière parfaite.

Le Dr. Pierre Jobin, médecin sportif et médecin responsable durant 22 ans du Neuchâtel Xamax, viendra expliquer également tout ce que les stupéfiants, l'alcool et le tabac peuvent avoir comme conséquence sur le corps d'un sportif.

Aujourd'hui engagé encore comme médecin du groupement Bas-Lac à côté de son cabinet médical où il reçoit de nombreux sportifs, Pierre Jobin saura fasciner nos jeunes par ses explications très claires.

Jean-Pierre Egger, grand préparateur physique, qui a oeuvré pour le compte de l'Olympique de Marseille ou du champion Werner Günther, pourra aussi venir partager son expérience en la matière et expliquer ce que ces dépendances peuvent avoir comme effet sur la préparation physique d'un sportif.

L'objectif est clairement d'apporter le maximum d'information à nos jeunes. Après, c'est à eux d'analyser ces informations et de décider si ces produits peuvent être bien ou mals pour eux. Nous ne voulons pas transformer cette journée en une journée de moralisation collective. Nous ne voulons pas dire "C'est mal" ou "c'est pas bien" mais bien apporter toutes les réponses, explications nécessaires pour que chaque jeune puisse ensuite se dire qu'en toute connaissance de cause, il décide ou ne décide pas de toucher à ce genre de produits.

Nous nous réjouissons tous de cette journée et espérons que nos jeunes sauront pleinement en profiter pour poser toutes les questions qui leur traverse l'esprit.


ARTICLE DU 18 FEVRIER 2008 DANS L'EXPRESS :

18/02/2008
SPORT ET DROGUES
Un ex-basketteur raconte sa descente aux enfers
Réunis à la salle de la Riveraine à Neuchâtel, 300 jeunes sportifs ont été informés par un panel d'experts des risques d'une dépendance aux drogues. Le témoignage d'un ancien basketteur professionnel, incarcéré pour trafic de stupéfiants, a marqué les esprits.
«J'ai pris conscience qu'il y avait un problème le jour où un de mes juniors m'a téléphoné à 1 heure du matin pour me dire qu'il devait aller en prison à cause d'une affaire de drogue», lance Stefan Rudy, le responsable technique d'Union Neuchâtel. En collaboration avec le groupement Bas-Lac Football, le dirigeant unioniste a organisé samedi dernier un «Independance Day», une journée dont le but était de sensibiliser les jeunes aux problèmes des dépendances. L'alcool, la fumée, les jeux vidéo ont été abordés, le sujet des stupéfiants a néanmoins occupé la majeure partie des discussions.

Les images fortes de la place Spitz à Zurich, où transitèrent 25 000 toxicomanes par jour venus de toute la Suisse, ont fait forte impression en guise d'introduction. Le chef de la police judiciaire du canton, Olivier Guéniat, les a commentées en lançant un avertissement: «Dans la majeure partie des cas, le cannabis est à la base de tout. En fumant leur premier joint, des jeunes vont écrire leur parcours vers la mort sans le savoir. Nous ne sommes pas tous égaux devant la drogue. On ne peut jamais savoir si l'on va sombrer…» L'exemple a choqué. Il a démontré un des nombreux mécanismes qui peuvent mener à la déchéance. Yannick*, ancien basketteur promis à une brillante carrière, l'a connu à sa façon. Incarcéré à la prison de Witzwil (BE) pour trafic de stupéfiants depuis deux ans, le Neuchâtelois a obtenu une autorisation spéciale pour venir parler aux jeunes de son expérience. «Il y a douze ans, le basket était toute ma vie», explique-t-il. «Je m'entraînais tous les jours et je n'avais pas de temps à consacrer en dehors, à ma famille et à mes amis. J'avais l'espoir de devenir pro. A 14 ans, j'ai eu la chance de faire partie de la première équipe d'Union et d'intégrer la LNA.»

Malheureusement pour lui, le rêve a très vite mal tourné. «Je ne jouais quasiment pas», note-t-il. «Avec mon fort caractère, ça s'est mal passé. Je me suis brouillé avec mes dirigeants et, un jour, j'ai décidé de claquer la porte. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé à rien faire. Voyant que j'avais du temps libre et pas eux, mes potes m'ont demandé de leur rendre service en allant leur chercher de la drogue. C'est comme ça que j'ai commencé. Petit à petit, cette occupation a pris de l'ampleur, ce qui m'a fait m'isoler de tout. Un jour, la police est arrivée et m'a ramené à la réalité.» Yannick en a pris pour quatre ans.

«Le jour où je suis entré en prison, tous ceux que j'avais pris pour mes amis m'ont laissé tomber. A ce moment-là, il ne me restait plus que ma famille pour me soutenir», conclut-il en sanglotant. / JBE

*Prénom d’emprunt
jérôme bernhard


Les jeunes sportifs ont été réceptifs
Globalement, les juniors présents à la Riveraine samedi ont bien saisi le message qui leur était adressé. «Je n'ai encore jamais goûté aux joints, mais je savais déjà plus ou moins de quoi il s'agissait avant aujourd'hui. Ceci dit, j'ai vraiment été touché par le témoignage de Yannick», réagissait Yvan, footballeur de 14 ans. Son copain, Labinot (14 ans également), complétait: «Je ne me rendais pas compte à quel point la drogue pouvait rendre fou. Si on m'en propose, je dirai non! Je veux vivre le plus longtemps possible.»

Les intervenants ont convaincu l'assistance, des plus petits aux plus grands. «Un jeune qui vient faire de la prévention pour les jeunes, cela a un impact important» notait André, basketteur de 19 ans et cousin de Yannick. «Son témoignage était très émouvant et sincère. Il a su captiver son public et faire passer son message.»

Dans son discours, Yannick a dénoncé le désarroi des jeunes sans activité. Il a souligné également les efforts restant à effectuer pour éviter que ces derniers soient attirés par des occupations nocives. Ses propos ont suscité des réactions à la chaîne. «Par exemple, si les salles de sport étaient ouvertes le week-end, on y serait», assurait Jeffrey (19 ans). «Il nous faut davantage de structures pour jouer au basket», ajoutait Jules (18 ans). «Si les jeunes étaient plus encadrés, il n'y aurait certainement pas autant de problèmes. La prévention doit se faire lors de conférences, mais elle doit aussi se faire par des actions concrètes.» Selon André, le temps presse: «Je connais des élèves au Mail qui ont à peine 13 ans et qui ont déjà goûté à la cocaïne…» /jbe


© 2006-2012 Groupement Bas-Lac • SA Cartone Loïc Jeanneret